http://www.sudouest.fr/2015/02/04/plan-social-a-gascogne-wood-34-emplois-supprimes-1819520-1731.php
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Cette fois, c'est terminé. Gascogne Wood, le géant landais de la
fabrication et la commercialisation de produits bois et papier, a
annoncé la suppression de 77 postes, dont 34 dans le département, sur
les sites de Belvès (amputé de l'exploitation des châtaigniers), du
Bugue, qui devrait fermer définitivement, et de Saint-Pardoux-et-Vielvic
(où la production de charbons de bois est stoppée, mais le « bois
énergie » conservé).
Ces trois sites représentaient 78 emplois : c'est presque la moitié de
la filiale locale Gascogne Wood Products (ex-Imberty) qui disparaît. Ce
plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), annoncé par l'entreprise en fin de
semaine dernière, concerne aussi le site de Marmande, en Lot-et-Garonne
(21 postes), et trois dans les Landes (22).
Consortium avec la BPI
Réunis mardi à Marmande, les représentants syndicaux - la CGT en tête -
affichaient leur incompréhension : « Le travail des représentants du
personnel et le cabinet d'expertise Secafi [NDLR : mandaté par les
syndicats l'an passé] a montré que la qualification des salariés est
importante », résume Marc Maisonnave, responsable du dossier à la CGT,
qui insiste aussi sur la qualité des machines.
Et de rappeler que la reprise du groupe, l'an dernier, par
l'investisseur landais Dominique Coutière, via un consortium
d'entreprises avec la Banque publique d'investissement (BPI) et le
Crédit agricole, était censée sauver les emplois menacés depuis le
printemps 2014.
Un plan de revitalisation ?
« Je suis en colère », expliquait la conseillère régionale et
départementale de Belvès, Claudine Le Barbier (ex-UMP). Elle devrait
rapidement demander des comptes au président de la Région, Alain
Rousset, pour savoir « comment il compte accompagner les salariés sur le
carreau ». Elle estime que « rien n'a été fait » pour éviter le plan,
ni, par exemple, pour étudier la piste d'une reprise partielle par
Jean-Luc Imberty, le patron historique des sites locaux. Autre
complication pour les salariés concernés : leur dossier sera géré par la
préfecture des Landes. De plus, l'élue souhaite que l'État organise un «
plan de revitalisation du territoire » pour atténuer la casse sociale.
Le nouveau patron est maire et conseiller général PS. C'est pour faire
vibrer sa corde sensible d'élu que Claudine Le Barbier, et une trentaine
de maires du secteur, ont cosigné un courrier à son intention, en fin
d'année. Ils défendaient « la ressource forestière » en Périgord ou le
bon état des machines à vernir et raboter de Belvès. Le président
landais n'avait pas répondu, mais annoncé le maintien des sites
périgourdins. En janvier, le maire de Belvès jugeait encore un plan
social « inévitable ».