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jeudi 24 septembre 2015

ARTICLE SUDOUEST 24/09/15


Le groupe Gascogne revient dans le vert


   Pour la première fois depuis sa restructuration et l'arrivée de Dominique Coutière à sa tête, Gascogne renoue avec les bénéfices. Le résultat net pour les six premiers mois de 2015 se situe à 7,2 M€, contre une perte de 6,9 M€ sur la même période en 2014.
 
   Au cours du premier semestre, le groupe landais a vu son chiffre d'affaires progresser de 2,9 %, à 218,9 M€. L'activité est tirée par la branche papier (+ 14 %), tandis que la branche sacs se maintient juste. La branche bois, restructurée, retrouve un résultat opérationnel équilibré, le marché de l'industrie ayant compensé la baisse de celui de la décoration. Sur un an, Gascogne a reconstitué ses stocks de bois à des prix en hausse par rapport aux années précédentes. En revanche, le groupe a bénéficié de la baisse du prix de l'énergie (une économie de 3,3 M€).

   Destinés à porter la croissance du groupe, les investissements se sont poursuivis, avec notamment 9 M€ dans une chaudière à biomasse et 1,5 M€ dans une unité de coupe-aboutage. En un an, l'endettement net est passé de 60,7 M€ à 84,9 M€.

   En attente d'un plan amiante qui entraînera le départ de salariés et aidera la société à augmenter sa compétitivité, Gascogne prévoit un second semestre « moins bien orienté », en raison de l'arrêt temporaire de l'usine de Mimizan (40).

lien article ; http://www.sudouest.fr/2015/09/24/le-groupe-gascogne-revient-dans-le-vert-2133424-3446.php

jeudi 19 mars 2015

Article Sudouest.fr du 19/03/15



Lot-et-Garonne : une grève sans fin à Gascogne Wood


http://www.sudouest.fr/2015/03/19/une-greve-sans-fin-1863632-3755.php

La production a été arrêtée, mercredi, à Gascogne Wood par une grève des salariés reconduite ce jour. Et durablement selon les syndicalistes.


Ils l'appellent le « plan social », le fameux PSE qui veut pourtant dire « plan de sauvegarde de l'emploi ». Pour dire si l'optimisme ne va pas de pair avec ce qu'il se dessine chez Gascogne Wood, à Marmande, depuis le 29 janvier.
Mercredi, les salariés ont définitivement rangé au placard le semblant d'espoir qu'il plaçait en leur groupe, ce géant du bois qui fabrique et commercialise des produits bois et papier sur plusieurs sites du Sud Ouest de la France. « Les carottes sont cuites », disait sans même sourire, l'un des employés à l'heure du casse-croûte devant l'usine.
21 postes seront supprimés ici (78 emplois sur trois sites). « On est au courant depuis un mois et demi. Mais nous avions deux mois pour négocier le PSE. Et finalement, hier (mardi, NDLR), nous avons reçu la convocation pour le Comité d'entreprise (CE) qui doit donner son avis sur le PSE. Il aura lieu vendredi (demain, NDLR). C'est un point d'arrêt aux négociations, une semaine plus tôt que la date possible. En l'état, les conditions de ce PSE ne nous vont pas du tout », indiquait hier, Jean-Paul Pourredon, représentant CGT. Malaise, donc. Sur les douze mois d'accompagnement dans le projet de reclassement demandé par les syndicats, Gascogne ne consent à en accorder « que neuf, et pour les 57 ans et plus, douze mois. Mais nous sommes très peu à être aussi âgés… »

La production, car il en reste encore sur le site, est à l'arrêt. Tous sont mobilisés, mis à part la maîtrise et le bureau.

Sur le volet rémunération pendant cette période de reclassement, la CGT demandait 100 % du brut « pour atteindre 85 % net de notre salaire. Mais dans le PSE, on parle d'une rémunération à hauteur de 75 % brut à laquelle il faut encore déduire 64 euros de complémentaire santé… », détaille Jean-Paul Pourredon.

Déjà en 2007

L'impression de ne pas être écouté du tout. « Même le cabinet d'étude indépendant, mandaté par le CHSCT( comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) pour analyser les faiblesses du PSE, n'aura pas assez de temps pour étudier le fond du dossier, ils ont réduit à un mois au lieu de deux leur temps d'études. »
C'est donc parti pour une grève illimitée. La production, car il en reste encore sur le site, est à l'arrêt. Tous sont mobilisés, mis à part la maîtrise et le bureau. Une grève qu'avait déjà connue l'usine (et le groupe), en 2007, « puisque nous avions fait quinze jours de grève. Là encore, on est déterminés. » Une grève nourrie par ce manque de négociations dans le PSE, mais qui veut aussi dire « on n'est pas d'accord avec ces suppressions d'emplois. On délocalise la production dans les Landes et on donne la production de sapins à des sous-traitants. C'est supprimer de l'emploi pour quoi ? », demande Pourredon devant ses collègues.
La réponse, ils ne l'attendent pas : « On sait que Dominique Coutière, désormais à la tête du groupe, se présente aux Départementales. Ils préservent l'emploi justement sur ses sites landais et licencient dans les autres départements pour contenter son électorat. » Et un camarade d'ajouter « sous la bannière socialiste, c'est pas gros ça ? ». Ambiance.
Sur les deux autres sites concernés (Landes et Dordogne), pas de mouvement, mercredi.

mercredi 11 mars 2015

Article Sudouest.fr du 10/03/15 (abonné)




http://www.sudouest.fr/2015/03/10/la-foret-fait-debat-1853875-3350.php

Sud Ouest Éco à Dax: la filière bois en débat

Même si l’économie repart, Jack Bouin, le patron du Crédit agricole d’Aquitaine préconise un soutien de la filière bois. Entretien 


 " Sud Ouest " . Quelle analyse faites-vous de la situation économique régionale ?
Jack Bouin (1). Il y a du mieux incontestablement depuis quelques mois, du côté des ménages comme du côté des entreprises. Il y a une reprise de l'activité des prêts à l'habitat et des projets de construction, d'une part. Et les entreprises reprennent le chemin de l'investissement, d'autre part.
Nous entrons dans un nouveau cycle. Ce n'est pas encore franc, certes, mais la reprise s'annonce. Les facteurs extérieurs comme la baisse des coûts de l'énergie, les faibles taux d'intérêt et la meilleure parité euro-dollar sont aussi favorables. Tout semble aller dans le bon sens aujourd'hui.
Vous avez affiché de fortes ambitions métropolitaines récemment, avec notamment le projet de nouveau siège social. Vous restez le banquier du monde rural ?
Nous sommes plus que jamais le banquier numéro un du monde rural. Notre plan stratégique l'a clairement rappelé. Mais nous sommes en conquête de parts de marché sur l'immobilier, les entreprises, la banque privée, l'agglomération bordelaise, et sur les projets, publics et privés, du monde rural. Je rappelle que notre banque emploie 2 560 collaborateurs dans les départements de la Gironde, du Lot-et-Garonne et des Landes, et qu'elle réalise un produit net bancaire de 540 millions d'euros.
Le Crédit agricole est entré au capital du groupe Gascogne, gros industriel landais. Pourquoi ?
D'abord parce que c'est une entreprise de 2 000 salariés qui est en difficulté. On peut estimer que ses activités génèrent autant d'emplois indirects, sans compter son impact, dans les Landes, sur la vie des communes, des commerçants et des artisans. Nous ne pouvions pas seulement regarder ce gros dossier.
Ensuite, parce que deux industriels landais de grande expérience, Dominique Coutière et Laurent Labatut, dont nous accompagnons les entreprises (Biolandes, DRT) depuis des années, ont pris le risque de cette reprise. Ils connaissent tous les cycles de l'entreprise, quand elle va bien et quand elle va moins bien. Nous avons confiance en eux, sur la manière dont ils géreront la relance industrielle et la question sociale chez Gascogne.
Enfin, cette entreprise est un leader du massif landais. Le Crédit agricole est aussi un acteur de l'ensemble de la filière, les propriétaires, les scieries et les industriels. Nous sommes à notre place chez Gascogne.
La montée des prix crée des tensions sur le massif. Certaines entreprises souffrent. Quelle est la réponse du banquier ?
Le prix du bois est en augmentation de 30 à 40 %. Il avait beaucoup baissé dans le passé. Les scieries souffrent aujourd'hui, nous le savons. Nous étudions tous les cas, individuellement. Nous suivons de près les situations de trésorerie, mais l'objectif n'est pas le surendettement de nos clients. Ce n'est une solution pour personne.
Il faut se garder d'attiser le conflit entre papetiers et scieurs. Le massif n'en a pas besoin. Après deux grosses tempêtes, la filière connaît des difficultés qui doivent être traitées au niveau collectif. L'État et la Région doivent y répondre. Le Crédit agricole prendra sa part dans cet effort collectif.

mercredi 18 février 2015

Article Sudouest.fr du 18/02/15


 http://www.sudouest.fr/2015/02/18/gascogne-paper-les-syndicats-inquiets-du-climat-social-1833941-5458.php

Gascogne paper : les syndicats inquiets du climat social


Une réunion extraordinaire du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de Gascogne paper est prévue ce mercredi après-midi à Mimizan.

Les syndicats CGT, FO et CFDT s'inquiètent en effet du climat social de l'entreprise. Ils écrivent conjointement : "Il est incontestable que ces projets de dénonciation des accords et réorganisations de service provoquent un véritable séisme et des réactions anxiogènes ayant de graves répercussions sur les conditions de travail et de vie".

Les syndicats pointent les risques psychosociaux (découragement, incompréhension, sentiment d'injustice et de colère) qui en découlent et réitèrent leur opposition à la dénonciation des accords.

mardi 10 février 2015

Article Sudouest.fr 10/02/15

 http://www.sudouest.fr/2015/02/10/gascogne-bois-en-negociations-avec-ses-salaries-1825895-3356.php

Voici l article pour ceux qui ne sont pas abonnés .

Gascogne Bois en négociations avec ses salariés

 

Une réunion du plan de sauvegarde de l’emploi avait lieu hier matin.

      Une réunion du PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi) avait lieu hier matin chez Gascogne Bois, à Escource, entre direction et représentants des salariés. L'entreprise prévoit de licencier 77 postes dans la région, dont 22 dans les Landes (Escource et Lévignacq). Dans ce périmètre, les salariés négocient pour sauvegarder au maximum les carrières, en demandant le travail d'une cellule de reclassements, des aides à la mobilité, si possible dans d'autres branches de la société landaise, pourquoi pas la branche Gascogne Habitat. Les départs volontaires sont également sollicités.

« Il y a des places disponibles, croit savoir Jean-Luc Pouredon, délégué CGT du Lot-et-Garonne, mais les salariés de Marmande et de Belvès (Dordogne) sont géographiquement les plus mal placés pour y répondre, à cause de problèmes de mobilité. »
Les réunions de négociation continuent la semaine prochaine sur le site de Lévignacq.

J.-L. H.

 

lundi 9 février 2015

Article Sudouest.fr 09/02/15


http://www.sudouest.fr/2015/02/09/les-premieres-decisions-de-coutiere-chez-gascogne-1824658-1731.php

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Les premières décisions de Coutière chez Gascogne


La machine est lancée, pour le meilleur et pour le pire. Le plan Coutière de relance du Groupe Gascogne, pilier industriel landais (2 000 salariés), aux ramifications lot-et-garonnaise et périgourdine, est à l'œuvre. Pour bien comprendre les enjeux économiques et sociaux de ce lourd dossier, il faut rappeler que le Groupe Gascogne est encore au plus mal. L'entreprise a perdu quelque 180 millions d'euros de 2011 à 2013. Son endettement culmine à 150 millions d'euros, malgré l'effacement d'une partie de l'ardoise. Ses résultats d'exploitation étaient devenus régulièrement négatifs. Celui de 2014 le sera encore, à hauteur de 6 millions d'euros, alors que l'état a renoncé à 8 millions de dettes sociales et fiscales pour aider à la reprise du groupe, une décision actée lors du protocole d'accord d'avril 2014 piloté par le Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). Celui-ci s'applique désormais.
42 M€ d'argent frais
Pour cette reprise, plusieurs actionnaires ont investi plus de 42 millions d'euros d'argent frais. Chez les financiers, la Banque publique d'investissement et le Crédit agricole sont montés au capital. Mais la reprise doit tout à l'implication de deux industriels landais, Laurent Labatut, le patron de DRT (une major française de la chimie verte), et Dominique Coutière. Ce dernier, fondateur de Biolandes, a investi 12 millions d'euros dans Gascogne. Devenu PDG du groupe à l'automne, il a engagé depuis son plan pour le remettre à flot. Ses premières décisions sont prises. Convaincu que Gascogne devait garder tous ses métiers, il a d'abord réorganisé l'entreprise en deux branches : un pôle emballage (papier, sacs et produits complexes), réunifié avec un seul patron, une seule direction des ressources humaines et un seul service achat. Il pèse aujourd'hui 339 millions de chiffre d'affaires, mais va devoir lui aussi se réorganiser. Et un pôle bois (72 millions d'euros de CA), qui vient d'annoncer un plan social.
Plan social dans le bois
77 emplois seront supprimés à Marmande (Lot-et-Garonne), Belvès (Dordogne) et dans les unités landaises du groupe. « Nous sommes hors marché sur le charbon de bois et les tasseaux et moulures aujourd'hui », explique Dominique Coutière. Gascogne investit d'abord 1 million d'euros dans la recherche, pour trouver les produits porteurs de développement. Essentiel pour une société qui ne déposait pas ou peu de brevets depuis des lustres !
La localisation de la nouvelle unité de coupe aboutage bois (sur de longues sections utiles dans la construction) est encore à l'étude : ce sera Saint-Symphorien ou Castets. La décision est imminente. Le projet de fabrication de pellets est différé car jugé « inopportun ». Il devait pourtant être générateur de cash. Le site de Mimizan bénéficiera de 70 millions d'euros d'investissement de productivité. Celui de la nouvelle chaudière est lancé. Il devra lui aussi ajuster ses effectifs. Les salariés exposés à l'amiante (130 sont concernés) pourraient bénéficier des dispositifs de retraite anticipée s'ils le souhaitent. Un accord est en cours de négociation avec l'état et les partenaires sociaux. Les réductions d'emploi pourraient concerner au final environ 10 % de l'effectif total. « Nous avons jusqu'à la fin de 2017 pour être capables de payer nos salaires, nos fournisseurs et nos banques », explique Dominique Coutière, qui n'a jamais prétendu « être un magicien ». Les salariés ne l'auraient pas cru.

vendredi 6 février 2015

Article Sudouest.fr 05/02/15


http://www.sudouest.fr/2015/02/04/plan-social-a-gascogne-wood-34-emplois-supprimes-1819520-1731.php

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Cette fois, c'est terminé. Gascogne Wood, le géant landais de la fabrication et la commercialisation de produits bois et papier, a annoncé la suppression de 77 postes, dont 34 dans le département, sur les sites de Belvès (amputé de l'exploitation des châtaigniers), du Bugue, qui devrait fermer définitivement, et de Saint-Pardoux-et-Vielvic (où la production de charbons de bois est stoppée, mais le « bois énergie » conservé).
Ces trois sites représentaient 78 emplois : c'est presque la moitié de la filiale locale Gascogne Wood Products (ex-Imberty) qui disparaît. Ce plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), annoncé par l'entreprise en fin de semaine dernière, concerne aussi le site de Marmande, en Lot-et-Garonne (21 postes), et trois dans les Landes (22).

Consortium avec la BPI

Réunis mardi à Marmande, les représentants syndicaux - la CGT en tête - affichaient leur incompréhension : « Le travail des représentants du personnel et le cabinet d'expertise Secafi [NDLR : mandaté par les syndicats l'an passé] a montré que la qualification des salariés est importante », résume Marc Maisonnave, responsable du dossier à la CGT, qui insiste aussi sur la qualité des machines.
Et de rappeler que la reprise du groupe, l'an dernier, par l'investisseur landais Dominique Coutière, via un consortium d'entreprises avec la Banque publique d'investissement (BPI) et le Crédit agricole, était censée sauver les emplois menacés depuis le printemps 2014.

Un plan de revitalisation ?

« Je suis en colère », expliquait la conseillère régionale et départementale de Belvès, Claudine Le Barbier (ex-UMP). Elle devrait rapidement demander des comptes au président de la Région, Alain Rousset, pour savoir « comment il compte accompagner les salariés sur le carreau ». Elle estime que « rien n'a été fait » pour éviter le plan, ni, par exemple, pour étudier la piste d'une reprise partielle par Jean-Luc Imberty, le patron historique des sites locaux. Autre complication pour les salariés concernés : leur dossier sera géré par la préfecture des Landes. De plus, l'élue souhaite que l'État organise un « plan de revitalisation du territoire » pour atténuer la casse sociale.
Le nouveau patron est maire et conseiller général PS. C'est pour faire vibrer sa corde sensible d'élu que Claudine Le Barbier, et une trentaine de maires du secteur, ont cosigné un courrier à son intention, en fin d'année. Ils défendaient « la ressource forestière » en Périgord ou le bon état des machines à vernir et raboter de Belvès. Le président landais n'avait pas répondu, mais annoncé le maintien des sites périgourdins. En janvier, le maire de Belvès jugeait encore un plan social « inévitable ».